Coyah : la campagne agricole 2026-2027 s’accélère grâce à la disponibilité des intrants

Lancée officiellement le 8 avril 2026 dans la sous-préfecture de Koba, préfecture de Boffa, la campagne agricole 2026-2027 connaît déjà une avancée significative sur le terrain. C’est ce qu’a indiqué le Dr Moussa Sylla, directeur préfectoral de l’Agriculture et de l’Élevage de Coyah.

« Les agriculteurs sont déjà sur les différents sites agricoles de la préfecture afin de garantir l’autosuffisance alimentaire », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Pendant cette période, le labour dans les bas-fonds et les plaines avec nos tracteurs est presque bouclé. Cette phase préparatoire se concentre maintenant dans les mangroves avant les semis. »

Le directeur préfectoral de l’Agriculture de Coyah a également fait le point sur la disponibilité des agents techniques, mobilisés aux côtés des agriculteurs pour leur apporter conseils et recommandations.

Poursuivant son intervention, le Dr Moussa Sylla a assuré que les intrants agricoles sont disponibles dans les magasins.

« Nous avons déjà 100 tonnes d’engrais NPK disponibles. Les agriculteurs viennent s’approvisionner chaque jour en engrais au prix subventionné par l’État guinéen. »

S’agissant des semences, notamment celles du riz, principale culture de la préfecture, le responsable explique : « C’est le riz qui est principalement cultivé ici, à Coyah, pendant cette période, dans les plaines, sur les coteaux, dans les bas-fonds et les mangroves. Il y a aussi le fonio et l’arachide. Pour le riz, un kilogramme de semences est fixé à 4 000 francs guinéens, mais le producteur ne paie que 3 000 francs. Les 1 000 francs restants constituent la participation de l’État pour chaque kilogramme de semences acheté. »

Concernant les produits phytosanitaires, le Dr Moussa Sylla se veut rassurant : « Nous attendons, dans un bref délai, la réception d’un stock important d’herbicides dans nos magasins. Le litre sera vendu à 15 000 francs guinéens. »

Le directeur préfectoral de l’Agriculture de Coyah indique par ailleurs que plusieurs hectares sont déjà cultivés sur les coteaux et dans les plaines, notamment à Yènguiyakhôri et à Dôniya, dans la sous-préfecture de Wonkifong.

En conclusion, il a lancé un appel en faveur du développement du secteur agricole : « L’agriculture est la première activité de l’homme qu’il faut désormais développer pour atteindre l’autosuffisance alimentaire de notre pays. »

FÔFÔ Camara