Validation du Rapport national volontaire 2026 sur les ODD : le gouvernement mise sur une gouvernance basée sur les résultats

Le Premier ministre a présidé, ce lundi 6 juillet à Conakry, l’atelier de validation politique du Rapport national volontaire (RNV) 2026 sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) en Guinée. Cette troisième édition, après celles de 2018 et 2024, dresse un état des lieux des progrès réalisés par le pays et met en lumière les défis à relever d’ici à l’horizon 2030.

Organisée par le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, la rencontre a mobilisé plusieurs membres du gouvernement, des conseillers de la Présidence et de la Primature, le gouverneur de la Banque centrale, des représentants du Système des Nations Unies ainsi que de hauts responsables de l’administration publique.

À cette occasion, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée a salué le leadership du gouvernement dans l’élaboration du rapport. Il a rappelé que ce document constitue un véritable outil d’évaluation des politiques publiques, permettant de mesurer les progrès accomplis, d’identifier les insuffisances et de mieux orienter les actions en faveur de l’atteinte des ODD d’ici 2030.

Il a également mis en avant la qualité de cette édition 2026, caractérisée par des données actualisées, une analyse transparente et un diagnostic précis des disparités sociales et territoriales, malgré un contexte international marqué par de nombreux défis.

Prenant la parole, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a qualifié le Rapport national volontaire d’« acte de responsabilité nationale, de transparence et de souveraineté ». Selon lui, ce document permet au pays d’évaluer objectivement ses performances afin de mieux orienter l’action publique.

Le ministre a par ailleurs souligné les progrès méthodologiques réalisés dans cette nouvelle édition, notamment grâce à une analyse plus approfondie des Objectifs de développement durable et à l’exploitation de données statistiques consolidées issues des grandes enquêtes nationales. Il a rappelé que « les données sont devenues le nouveau langage de la décision publique ».

De son côté, le Premier ministre a insisté sur les avancées enregistrées dans les secteurs de la santé, de la vaccination et de la nutrition, tout en appelant à intensifier les efforts pour améliorer la couverture vaccinale et réduire davantage la mortalité infantile.

Il a également mis l’accent sur l’importance du capital humain, estimant que les premières années de vie sont déterminantes pour le développement de l’enfant. Le chef du gouvernement a enfin plaidé pour une gouvernance davantage fondée sur les données, une planification stratégique rigoureuse et une meilleure identification des populations, afin de rendre les politiques sociales plus efficaces, plus équitables et mieux ciblées.