Nzérékoré : assassinat d’Ahmed Doumbouya, sa moto emportée
La capitale forestière a été frappée par un nouveau drame dans la nuit du dimanche 17 août 2024. Ahmed Doumbouya, 45 ans, vendeur de téléphones, a été tué par balle au quartier Horoya 2, commune urbaine de Nzérékoré.
Selon une source hospitalière, la victime « a reçu une balle ». Un proche de la famille précise qu’« Ahmed Doumbouya serait parti acheter de la viande et il fut abattu chemin faisant ». Ses agresseurs ont emporté la moto qu’il venait d’emprunter à un ami avec qui il partageait du thé peu avant le drame.
Jean Théa, président du conseil de quartier de Horoya 2, revient sur les circonstances
« C’est ce lundi matin, à 9 heures que j’ai été informé par deux jeunes de mon quartier, comme quoi, il y a eu un meurtre dans le quartier et que la brigade de recherches de la gendarmerie était venue là-bas avec deux (2) pick-up pour prendre le corps. J’ai demandé à ce qu’on m’indique le lieu. Nous nous sommes rendus là-bas, on m’a montré son domicile et là où on a retrouvé son corps. C’est dans la nuit d’hier dimanche, aux environs de 23 heures que l’acte s’est produit, lorsque les voisins ont entendu des coups de feu. Et c’est quand les jeunes sont sortis pour aller vérifier qu’ils ont trouvé le corps de leur ami. Il paraît que le jeune a été fusillé. Il paraît qu’ils étaient en train de faire du thé devant la concession de la victime. Le jeune a emprunté une moto de l’un de ses amis pour aller chercher la viande pour venir agrémenter ce qu’ils préparaient. La moto que la victime avait était neuve et non immatriculée, a été emportée. Mais ce qui est étonnant, c’est que là où on m’a montré, il n’y avait aucune trace de sang ni de traces d’hommes prouvant que c’est là qu’on l’a tué. On dirait qu’il a été tué quelque part, et on a transporté le corps au voisinage de son domicile. À l’hôpital, le médecin légiste a confirmé que la victime a reçu une balle. Et, je ne suis pas resté pour connaître la nature de la balle parce qu’elle n’a pas extraite devant moi. C’est la première fois depuis ma prise de fonction qu’un tel cas se produit dans ce quartier. »
Marié et père d’une fille, Ahmed Doumbouya laisse derrière lui une famille éplorée.
Face à cette situation, Jean Théa interpelle les autorités :
« Nous demandons aux autorités de nous aider à renforcer la sécurité des citoyens et de leurs biens parce que ça devient un peu récurrent. Il n’y a pas longtemps, un père de famille a été tué de la sorte au quartier Dorota. »
FÔFÔ CAMARA
