Kindia : des infirmiers réclament leur intégration à la fonction publique

La Journée internationale des infirmières a été célébrée ce mardi 12 mai 2026 à la Maison des jeunes de Kindia, en présence des autorités administratives et sanitaires de la région.
Cette célébration vise à valoriser le rôle des infirmières et infirmiers, souvent sous-estimé, et à souligner leur importance cruciale dans la continuité des soins ainsi que leur engagement humain au service des populations.
Le président de l’antenne régionale de l’Association nationale des infirmiers et infirmières de Guinée a profité de l’occasion pour formuler des demandes de recrutement dans la fonction publique.
« Nous demandons au gouvernement d’accepter d’embaucher nos collègues pour le bon fonctionnement et le rayonnement des structures sanitaires. Nous savons que la population ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, beaucoup d’infirmiers formés se retrouvent dans les rues. Ils pratiquent des soins en dehors des structures sanitaires. Le gouvernement a déjà beaucoup fait, mais nous lui demandons de redoubler d’efforts afin de recruter nos collègues qui ne sont pas encore intégrés à la fonction publique. Cela permettra de réduire considérablement les soins pratiqués dans les quartiers », a affirmé Mamadi Camara.


Poursuivant son intervention, il a ajouté : « Nous sommes entièrement à la disposition de la population. Tout ce que nous faisons, c’est pour le bien-être des citoyens. Nous avons l’obligation de satisfaire cette population. »
Dans la salle, des infirmiers et infirmières scandaient : « Sans infirmiers et sans infirmières, pas de santé de qualité. Donnons-nous la main pour sauver des vies. »
Le thème retenu cette année est : « Nos infirmières, notre avenir : le pouvoir d’agir des infirmières sauve des vies. »
Cette journée mondiale met en lumière le dévouement et l’expertise du personnel infirmier.
Des artistes ont également rendu un vibrant hommage aux infirmiers et infirmières, tout en plaidant pour leur intégration à la fonction publique et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Ibrahima Sory Traoré