Guinée : l’ENA lancée, cap sur une nouvelle élite administrative

Le gouvernement guinéen passe à la vitesse supérieure dans la réforme de l’administration publique. Ce mercredi 15 avril, à Conakry, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a officiellement lancé l’appel à candidatures pour le recrutement de la toute première promotion de l’École nationale d’administration (ENA).
À travers cette initiative, les autorités affichent clairement leur ambition : refonder en profondeur l’appareil administratif guinéen. Dans son allocution, le ministre a rappelé que ce projet s’inscrit dans la vision du président de la République, Mamadi Doumbouya, déterminé à bâtir une administration plus efficace, performante et tournée vers le service public. « L’École nationale d’administration est une école voulue par le chef de l’État… pour former des cadres compétents au service d’une administration moderne et performante », a-t-il souligné.


Faya François Bourouno a insisté sur l’importance stratégique de ce recrutement, appelé à poser les bases d’une nouvelle génération de hauts cadres de l’État. Il a notamment mis en avant les principes qui guideront le processus : excellence, transparence, rigueur et égalité de traitement.
Dans un ton ferme, le ministre a également mis en garde contre toute tentative de fraude ou d’irrégularité, rappelant que la crédibilité de l’institution en dépend. « Si l’on veut une école d’excellence, il faut un recrutement rigoureux. Toute faille dans la sélection compromettrait la qualité de la formation et, à terme, celle de l’administration », a-t-il prévenu.
Pour cette première promotion, 260 places sont ouvertes. Seuls les candidats ayant franchi avec succès toutes les étapes du concours intégreront l’établissement, a précisé le ministre, soulignant le caractère sélectif et exigeant du processus.
Avec le lancement de l’ENA, les autorités guinéennes posent ainsi les jalons d’une administration rénovée, fondée sur la compétence, le mérite et la performance, en droite ligne avec la dynamique de refondation de l’État engagée dans le pays.
Mohamed Jr Camara