OGP : l’ancien DG Aladji Cellou Camara et trois de ses proches collaborateurs écroués à la Maison centrale
C’est un nouveau rebondissement dans le dossier qui secoue l’Office guinéen de publicité (OGP). Après cinq jours de garde à vue dans les locaux de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), l’ancien directeur général de l’OGP, Aladji Cellou Camara, ainsi que trois de ses plus proches collaborateurs, ont été placés sous mandat de dépôt ce jeudi 9 juillet 2026 et transférés à la Maison centrale de Coronthie.
L’étau judiciaire se resserre ainsi autour de l’ancienne équipe dirigeante de l’OGP. À l’issue de leur présentation devant le parquet, les quatre mis en cause ont été conduits en détention provisoire. Outre Aladji Cellou Camara, cette mesure concerne Mme Mariama Dalanda Diallo, directrice administrative et financière (DAF), Djely Mady Cissoko, directeur des opérations, ainsi que Sékou Camara, conseiller chargé de missions.
Ces placements sous mandat de dépôt interviennent au terme de 120 heures de garde à vue, durant lesquelles les enquêteurs de l’ORDEF ont examiné la gestion financière de l’établissement public. Si le parquet ne s’est pas encore exprimé officiellement sur l’ensemble des chefs d’accusation, des sources proches du dossier évoquent des soupçons de détournement de deniers publics, de corruption et d’autres infractions économiques présumées liées à la gestion de l’office.

Selon les informations recueillies, le limogeage d’Aladji Cellou Camara n’aurait constitué que la première étape d’une vaste procédure d’assainissement. En décidant le placement en détention de l’ancien directeur général, de la directrice administrative et financière, du directeur des opérations et d’un conseiller chargé de missions, la justice marque une nouvelle phase dans ce dossier à fort retentissement.
D’après une source proche de l’enquête, le procès des quatre prévenus pourrait s’ouvrir dès ce vendredi 10 juillet 2026, sauf report de dernière minute. Les débats devraient permettre d’établir les responsabilités de chacun et de faire la lumière sur les faits reprochés dans la gestion de l’Office guinéen de publicité.
