Kindia : sept candidats au baccalauréat condamnés à un mois de prison ferme pour fraude
La fraude aux examens nationaux continue de faire l’objet d’une réponse ferme de la justice. À Kindia, sept candidats au baccalauréat, reconnus coupables de tricherie, ont été condamnés à un mois de prison ferme par le Tribunal de première instance (TPI). Une décision qui a suscité une vive émotion dans la préfecture.
Face aux nombreuses réactions, le procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, est revenu ce jeudi sur les circonstances de cette affaire.

« Ces élèves ont été mis à la disposition de la gendarmerie par l’Inspection régionale de l’éducation de Kindia. Ils ont été entendus sur les faits de fraude aux examens et concours, puis le dossier a été déféré au parquet. Je les ai fait comparaître immédiatement afin qu’ils soient jugés. Le président du tribunal et moi avons examiné cette affaire concernant les sept élèves, dont trois filles. À l’issue du procès, le tribunal les a condamnés chacun à un mois d’emprisonnement. Actuellement, ils purgent leur peine à la maison d’arrêt de Kindia », a expliqué Mamadou Bhoye Diallo, procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia.
Le magistrat a également détaillé les méthodes utilisées par les candidats pour tenter de frauder.
« Certains d’entre eux avaient introduit des documents pour copier, tandis que d’autres échangeaient des réponses entre eux dans la salle. Même s’ils ont échappé aux contrôles à l’entrée, ils ont été surpris par les surveillants pendant les épreuves. C’est la raison pour laquelle ils ont été sanctionnés : non seulement le baccalauréat 2026 est terminé pour eux, mais ils ont également été jugés et condamnés », a indiqué Mamadou Bhoye Diallo.

Parmi les sept candidats condamnés figurent trois jeunes filles, dont une nourrice. Leur condamnation a été prononcée mardi soir devant une foule de curieux. Escortés par les forces de l’ordre, ils ont ensuite été conduits à la maison d’arrêt de Kindia. La scène a été marquée par des cris, des larmes et une vive émotion au sein du palais de justice.
Ibrahima Sory Traoré
