Visas américains : Washington réduit drastiquement sa présence consulaire en Afrique

L’administration américaine s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique de restriction migratoire. Selon des informations de l’Associated Press (AP), validées par le secrétaire d’État Marco Rubio, les États-Unis vont réduire considérablement leurs activités consulaires en Afrique.

À compter du mois de juin, seuls 20 sites diplomatiques répartis sur le continent conserveront la compétence de délivrer des visas américains. Les autres représentations diplomatiques devront se limiter à l’assistance aux citoyens américains et à la gestion des situations urgentes.

Les principaux centres retenus se trouvent notamment à Dakar, Abidjan, Accra, Lagos, Kinshasa, Nairobi, Addis-Abeba, Johannesburg ou encore Luanda. Pour les ressortissants des pays exclus de cette nouvelle organisation, l’obtention d’un visa nécessitera désormais un déplacement vers l’un de ces pôles régionaux, avec des coûts supplémentaires liés au transport et à l’hébergement.

Washington justifie cette réforme par des impératifs d’efficacité opérationnelle et de sécurité. Mais pour de nombreux observateurs, elle s’inscrit surtout dans la volonté de l’administration Trump de freiner davantage l’immigration et de lutter contre le phénomène des voyageurs qui prolongent leur séjour au-delà de la durée autorisée par leur visa.

Cette mesure intervient après d’autres restrictions déjà imposées aux candidats africains au voyage, notamment l’instauration de cautions financières pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars pour certaines catégories de visas.

Avec cette centralisation des services consulaires et la réduction du personnel diplomatique américain à l’étranger, les États-Unis renforcent leur stratégie de contrôle migratoire. Pour de nombreux étudiants, entrepreneurs et voyageurs africains, l’accès au territoire américain s’annonce désormais plus complexe et plus coûteux.