Kindia : installation en grande pompe du nouveau président de la jeunesse de la Basse-Côte

La cérémonie d’installation du nouveau président de la jeunesse de la Basse-Côte, tenue ce dimanche 11 mai 2025 à Kindia, a connu une forte mobilisation. Les organisateurs ont réussi à marquer un coup d’éclat, avec la présence de délégations venues des préfectures de la Basse-Guinée et des coordinations régionales.

Présidée par le Kountigui de la Basse-Côte, la rencontre a été l’occasion d’appeler à l’unité autour du nouveau leader de la jeunesse régionale.

« J’ai appelé des gens à m’aider à renforcer le tissu social et à sensibiliser les jeunes qui lancent des cailloux pendant les manifestations. Le nouveau président de la jeunesse de la Basse-Côte est le premier jeune à avoir participé à nos commissions. Nous avons choisi Fayayi Bangoura comme président. C’est un jeune sérieux. Que Dieu veille sur lui », a déclaré Elhadj Mamoudou Camara, Kountigui de la Basse-Côte.

Prenant la parole, Fayayi Bangoura a promis de rassembler la jeunesse autour de valeurs d’unité et de paix :

« Je lance un appel solennel à toute la jeunesse de se retrouver autour du Kountigui pour l’aider à sortir la Basse-Guinée de l’ornière », a-t-il indiqué.

La cérémonie a été rehaussée par la présence de plusieurs cadres de la région, dont le directeur général de l’Office national de contrôle de qualité, Mohamed Kadiatou Sylla. Ce dernier n’a pas manqué de saluer l’initiative :

« C’est un sentiment de satisfaction. Cette cérémonie a été présidée par le Kountigui de la Basse-Guinée. Le nouveau président de la jeunesse sera son envoyé auprès des forces vives. La communauté est très impactée par le brassage. Aujourd’hui, on a besoin de rassemblement, d’union. Le président désigné est un jeune qui a fait ses preuves. C’est un fédérateur. Nous allons l’accompagner dans ce sens », a-t-il souligné.

La Basse-Guinée est secouée depuis plusieurs années par des tensions au sein de la chefferie traditionnelle, marquée par un bicéphalisme persistant. Une situation que les autorités ont du mal à résoudre, au grand désarroi des populations.

Ibrahima Sory Traoré