Effondrement à Hafia 1 : le gouvernement annonce l’évacuation des zones à risque

Après le drame survenu dans la nuit du 10 au 11 août à Hafia 1, communément appelé « Sixième Continent », le gouvernement veut durcir la prévention des risques. La ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mme Camara Djenabou Touré, annonce le renforcement des campagnes de sensibilisation et surtout l’évacuation prochaine des populations installées dans les zones identifiées comme dangereuses.

Présente sur les lieux de l’effondrement, survenu aux environs de 2 heures du matin, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a d’abord présenté ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’aux populations de la commune de Dixinn et du quartier de Dar-Es-Salam.

« Je joins ma voix à celle du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, qui s’est exprimé au nom du Président de la République et de l’ensemble des membres du gouvernement, pour présenter mes condoléances les plus attristées au peuple de Guinée, ainsi qu’aux populations de la commune de Dixinn et du quartier de Dar-Es-Salam, communément appelé « Sixième Continent », a-t-elle déclaré.

Au-delà de l’émotion suscitée par ce nouveau drame, la ministre insiste sur la responsabilité des autorités locales dans la prévention et la gestion des risques. Elle rappelle que les élus locaux et les autorités administratives doivent jouer un rôle actif lorsqu’un danger est signalé dans une localité.

« Je voudrais rappeler que le rôle des élus locaux et des autorités administratives consiste non seulement à appuyer les services techniques dans les enquêtes et les investigations, mais également à sensibiliser les populations lorsqu’un risque est signalé dans leur localité, afin qu’elles prennent conscience du danger et procèdent, si nécessaire, à leur évacuation », a-t-elle ajouté.

Selon Mme Camara Djenabou Touré, les autorités avaient déjà été alertées sur la situation à Hafia 1 et des opérations de sensibilisation avaient été engagées auprès des populations concernées. Mais malgré ces alertes, certaines familles restent confrontées à la difficulté de quitter les zones dangereuses.

« D’après les informations dont nous disposons, les autorités avaient été informées de la situation et des actions de sensibilisation avaient été menées. Malheureusement, il arrive que certaines personnes se demandent où aller et quoi faire, alors que la préservation de la vie doit rester notre priorité. Nous devons tous œuvrer à protéger nos vies », a-t-elle précisé.

Face à la multiplication des risques dans certaines zones, le gouvernement entend désormais renforcer son dispositif de prévention. La ministre annonce la poursuite des campagnes de sensibilisation, en s’appuyant notamment sur les études déjà réalisées par les services techniques.

« Nous allons donc poursuivre les campagnes de sensibilisation auprès des populations vivant dans les zones à risque. Des études ont été réalisées avec les différents services techniques et leurs résultats sont disponibles », a-t-elle indiqué.

La principale annonce de la ministre concerne toutefois les populations vivant dans les zones identifiées comme dangereuses. Le gouvernement envisage désormais leur évacuation, une mesure qui pourrait concerner plusieurs secteurs exposés aux risques d’effondrement ou à d’autres dangers.

« Une décision gouvernementale interviendra afin de procéder à l’évacuation des populations installées dans les zones identifiées comme dangereuses, dans le respect des dispositions qui seront arrêtées par les autorités compétentes », a-t-elle conclu.

Après le drame de Hafia 1, cette annonce traduit la volonté des autorités de passer de la sensibilisation à des mesures plus contraignantes pour prévenir de nouveaux drames. Reste désormais à savoir comment ces évacuations seront organisées et quelles solutions seront proposées aux familles concernées.