Crise à la FEGUIBOXE : le président Alpha Amadou Baldé brise le silence

La crise qui secoue la Fédération guinéenne de boxe (FEGUIBOXE) connaît un nouveau rebondissement après la suspension provisoire du président Alpha Amadou Baldé par l’instance continentale African Boxing.
Face à cette situation, un point de presse a été animé ce mardi 19 mai 2026 au stade du 28-Septembre de Conakry.
Après plusieurs heures d’échanges avec les hommes de médias, le président Alpha Amadou Baldé est longuement revenu sur les tensions internes qui paralysent aujourd’hui la boxe guinéenne. Selon lui, cette crise trouve son origine dans des actes de trahison au sein même de la Fédération.
« La Fédération affirme être reconnue par World Boxing et entretenir de bonnes relations avec l’instance internationale. Elle dénonce également la circulation de faux documents sur WhatsApp et les réseaux sociaux, précisant qu’une enquête internationale est en cours afin de vérifier leur authenticité.
Sur le plan international, la Guinée s’inscrit dans la dynamique de plusieurs pays africains ayant rejoint World Boxing, dans un contexte marqué par les tensions entre certaines organisations de boxe et le mouvement olympique. La Fédération insiste sur le fait que certaines structures qui prétendent l’avoir suspendue n’ont aucun fondement légal, faute d’adhésion ou de cotisation de sa part.
Face à la propagation de fausses informations, la Fédération appelle les médias et le public à se référer uniquement aux sources officielles et se dit prête à fournir toutes les preuves nécessaires. Elle réaffirme sa volonté de transparence et assure continuer à œuvrer pour le développement de la boxe guinéenne, en attendant les conclusions de l’enquête », a déclaré le président Alpha Amadou Baldé.


De son côté, le secrétaire général de la FEGUIBOXE, Ousmane Niang, a également pris la parole pour apporter des précisions sur la situation.
« Quand je prends la parole devant les journalistes de la presse publique et privée, c’est d’abord pour faire le point sur la situation de la boxe au niveau international et africain. Dans un passé récent, la Fédération guinéenne de boxe, comme plusieurs autres pays, était affiliée à l’International Boxing Association. Mais à un moment donné, il y a eu un conflit entre l’IBA et le Comité international olympique, entraînant l’exclusion de l’IBA du mouvement olympique. C’est dans ce contexte que nous avons publié récemment notre position sur WhatsApp. Ensuite, un groupe de personnes s’est levé pour annoncer la suspension du président et du secrétaire général. Pourtant, avant toute suspension, une notification doit être adressée aux personnes concernées afin qu’elles puissent se défendre. Or, le dimanche, une publication est faite sur WhatsApp et, dès le lundi, une décision tombe annonçant notre suspension. Je le dis ici clairement : cette suspension n’a aucun fondement administratif ni juridique. Ces personnes n’ont pas cette qualité, car nous ne sommes pas membres de leur organisation. Nous n’avons ni adhéré ni payé de cotisation auprès d’elle. Donc, cette décision n’est pas légale. Ce sont des informations de nature à troubler le fonctionnement de la Fédération, surtout dans un contexte où elle se prépare à organiser son congrès électif avec l’implication de tous les clubs », a expliqué Ousmane Niang.


Reste désormais à savoir si le ministère des Sports parviendra à jouer pleinement son rôle afin d’éviter que cette crise ne porte un coup dur à l’avenir de la boxe guinéenne.