Scandale sanitaire au marché de KM36 : des légumes lavés dans des caniveaux d’eaux usées

Une vidéo virale a mis à nu une pratique alarmante : des vendeuses du marché de KM36 lavent des feuilles de manioc et de patate douce… dans des caniveaux remplis d’eaux sales. Une scène choc qui a provoqué l’ire de l’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ), immédiatement descendu sur les lieux.

Le constat est révoltant. Dans ces rigoles boueuses et nauséabondes, gorgées de déchets en décomposition, des denrées destinées à la consommation sont rincées à mains nues, puis conditionnées et vendues. Aucune trace de savon, aucun désinfectant, encore moins de précaution sanitaire. Les bassines traînent à même le sol, souillées, exposées à toutes sortes de germes.

« Ce qui choque le plus, c’est la normalisation de cette horreur. Tout le monde voit, mais personne ne dit rien », déplore un responsable de l’ONCQ, visiblement outré. Et pour cause : ces pratiques mettent directement en danger la santé des consommateurs.

Pour l’ONCQ, ce n’est pas un fait divers. C’est une menace sanitaire grave. Aucun contrôle, aucune vérification avant la mise en vente. Résultat : des légumes infestés de bactéries risquent d’atterrir chaque jour dans les assiettes de milliers de familles guinéennes.

Face à ce danger invisible mais réel, l’Office a lancé en urgence une campagne de sensibilisation auprès des vendeuses du marché. Objectif : briser l’ignorance, former à de meilleures pratiques et imposer des règles d’hygiène élémentaires.

L’ONCQ en appelle aussi à une mobilisation générale : autorités locales, citoyens, commerçants – tous doivent s’unir pour mettre fin à ces pratiques inacceptables. Car il en va d’un droit fondamental : celui de se nourrir sans risquer sa vie.

Le scandale du KM36 est un signal d’alarme. Il est urgent de remettre l’hygiène au centre de nos marchés. Car en Guinée, comme ailleurs, manger ne doit jamais être un danger.