Quand le cœur précède le pouvoir : Doumbouya, premier président à franchir le seuil du premier imam

Conakry – Un geste, un symbole, une reconnaissance.
Dans une Guinée traversée par des mutations politiques profondes, certains actes échappent aux logiques de calcul ou de stratégie. Ils relèvent de l’humain, du respect, du lien sincère entre un dirigeant et ceux qui incarnent la spiritualité et la mémoire collective du pays.

C’est avec une émotion non feinte que le Premier Imam de Conakry a témoigné publiquement : « Depuis que j’ai dirigé la prière pour plusieurs présidents, aucun n’a jamais franchi le seuil de ma maison. Le Général Mamadi Doumbouya est le premier à le faire. »
Ce moment n’est pas anodin. Il dit tout d’un chef d’État proche, humain, respectueux des repères spirituels, et qui reconnaît les hommes de foi non comme des figures d’apparat, mais comme des piliers vivants de la nation.

L’image du président, assis humblement chez le Premier Imam, loin du protocole, résonne dans les cœurs. Elle touche au sacré, au sens profond de la fonction présidentielle : honorer ceux qui prient pour la paix, la cohésion et la stabilité du pays.

Ce n’est ni un discours, ni une promesse électorale. C’est un acte pur, une démarche rare, presque oubliée dans la relation entre pouvoir et foi. À travers ce geste, le Général Doumbouya a rappelé que la grandeur ne se mesure pas seulement dans les palais ou les discours, mais dans la capacité à reconnaître la valeur d’un homme de prière dans sa simplicité.

Le témoignage du Premier Imam est une preuve vivante, un rappel pour tous les dirigeants actuels et futurs : l’autorité qui ne s’incline jamais devant la sagesse spirituelle finit par se perdre. Ce jour-là, c’est toute la Guinée croyante, respectueuse de ses guides religieux, qui a été honorée.

Que cet exemple d’humilité inspire. Et que Dieu bénisse la Guinée.

Par Billy KEITA citoyen en méditation mais passif.