Soutien massif à Mamadi Doumbouya : 53 partis politiques appellent à sa candidature à la présidentielle

Conakry, avril 2025 – À quelques mois de l’échéance présidentielle, la scène politique guinéenne connaît un tournant significatif. Une coalition composée de 53 partis politiques et mouvements citoyens a officiellement exprimé son soutien au Général Mamadi Doumbouya, président de la transition, et l’a appelé à se porter candidat à la prochaine élection présidentielle.

Réunis sous la bannière de la Coalition des Partis et Mouvements pour la Candidature du Général Mamadi Doumbouya (COPAMOC-MD), les membres de ce collectif ont tenu une conférence de presse à Conakry. À cette occasion, ils ont salué les réformes engagées depuis la prise de pouvoir par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), qu’ils jugent nécessaires pour « remettre la Guinée sur les rails ».

« Le Général Doumbouya a restauré l’autorité de l’État, engagé des réformes structurelles et relancé des projets bloqués depuis des années. Il incarne aujourd’hui l’espoir et la stabilité », a déclaré le porte-parole de la coalition, soulignant que ce soutien repose sur des résultats concrets et une volonté manifeste de transformation.

Une transition en question

Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2021, Mamadi Doumbouya s’est engagé dans une transition politique dont la durée et la finalité font toujours débat. Alors que certains acteurs de la classe politique et de la société civile demandent un retour rapide à l’ordre constitutionnel, d’autres estiment que les conditions d’une démocratie stable ne sont pas encore réunies.

Ce soutien de 53 partis intervient également dans un contexte de réorganisation du paysage politique guinéen. Fin 2024, le ministère de l’Administration du territoire avait annoncé la dissolution de plusieurs formations politiques jugées non conformes aux exigences légales, une décision controversée mais qui a renforcé la visibilité des partis soutenant la transition.

Vers une candidature officielle ?

Jusqu’à présent, Mamadi Doumbouya n’a pas officiellement déclaré sa candidature. Toutefois, ce ralliement massif pourrait peser dans la balance. Pour les observateurs, il s’agit d’un signe que le président de la transition pourrait céder à l’appel de ses partisans et briguer un mandat présidentiel.

Quoi qu’il en soit, cette dynamique politique relance le débat sur la neutralité de la transition et la légitimité d’une éventuelle candidature de l’actuel chef de l’État. Reste à savoir comment cette décision serait perçue tant à l’intérieur du pays qu’au niveau de la communauté internationale.